Les seventies, ont été une période prolifique pour ce compositeur, savant fou, qui n’a jamais cessé d’expérimenter des effets sonores, des manipulations de bandes (souvent inversées), des incrustations de « samples » plus ou moins improvisés et libres de toutes contraintes de syle… Un véritable DJ avant l’heure, un maîtres du sampling. Il est, à sa grande surprise, considéré comme un des musiciens les plus remarquables de l’underground français. Un des évènements marquant du début de cette décennie est sans conteste sa rencontre avec Lucien MORISSE (Aujourd’hui encore, si on lui demande quels personnages ont marqués à jamais son cheminement artistique et émotionnel, Lucien Morisse figure dans le peloton de tête). Profondément ému à l'écoute du titre "Pardon pour Buchenwald", LUCIEN MORISSE a contacté Jean Pierre pour lui proposer de travailler dans ses studios... De 1970 à 1973, Massiera JP composa ou enregistra divers morceaux tels que « Grand-mère » ou encore « Christopher », que vous pouvez retrouver dans sa discographie. Notons que durant la période 1972-73, on a pu assister à la renaissance des Chats Sauvages dans un album nommé "Hermaphrodites - Les Chats Renaissances". (pour des raisons d'ordre juridique, le groupe abandonnera le qualificatif de "sauvages"). Des "Chats Sauvages" de la première heure, il ne reste en réalité que Gérard Jaquemus, bassiste. La nouvelle formation est composée de : Cliquez ici pour Voir les Articles de presse 1974 voit la naissance d’un album devenu « incontournable » pour qui veut pénétrer dans le monde de cet artiste libre, autodidacte et un brin déjanté …« VISITORS » Premier album réalisé dans son nouveau studio, « Le Studio 16 », plus connu sous le nom de " Studio d’Antibes ". Les années 70 étaient le théâtre de phénomènes paranormaux et d’apparitions extra-terrestres, largement relatés dans la presse de l’époque. Ajoutez à cela, la fascination d’un homme pour la science fiction, et vous obtiendrez un O.V.N.I appelé " VISITORS ". (Premier enregistrement d'un jeune virtuose du violon... Didier Lockwood). A noter que le titre « Nous » a été réalisé en collaboration, et pour le plus grand plaisir de JP, avec Francis Lockwood, Pianiste talentueux et frère ainé de Didier. Le titre " Terre-Larbour " avait été fait en Parodie de " PEARL HARBOR " et les " Extra Terrestres " remplaçaient les Japonais qui avaient attaqué les Navires Américains en 1944. Le studio "Antibes", qui n’avait rien à envier aux studios de la capitale, a été fréquenté, entre autres, par John McLaughlin et Bill Wyman des Rolling Stones. Plus que la qualité du matériel, ce qui poussaient les artistes à enregistrer au studio d’Antibes, c’était son ingénieur du son, je parle bien sûr de Massiera JP. Rapidement, ce lieu fut considéré comme " la Mecque du disco dans le sud de la France ". Face à un " client " ou à une commande de Major, il ne se contentait pas de faire son travail en professionnel, il s’engageait, participait, apportait sa petite touche personnelle. A ce sujet, il dira : " La Musique me possède plus souvent par l’incarnation du musicien que du sorcier exorciste des studios qui s’emmerde à écouter du son sans le percevoir . " C’est justement la contribution qu’il fournira un an plus tard en réalisant l’album « Working Progress » (Fusion, Jazz-Funk - œuvre signée A. CECCARELLI, T. BONFILS, M. DELAPORTE et M. FERNANDO). C'est dans ce tourbillon artistique, que JP Massiera réalise les désormais célèbres "Horrific Child" et "Atlantide", que vous pouvez écoutez en page de présentation. En 1977, toujours entouré de ses amis musiciens (Gérard Brent, Micky and Joyce...), JPM donne naissance à un nouvel album (et quel album !), dont il compose et interprète la majorité des titres. Le titre " C'EST SHOW BIZZ " est une parodie de la French Show Bizz où il a rencontré les plus grands managers des diffusions Radio-TV qui entretenaient les " Show Stars Academy " de l'époque. Un bon délire avec en prime un RAP d'avant-garde écrit en Niçois... un régal ! CALAN DE VILLAFRANCA PER MI COMPRA UN CAPEO MI SIOU TROMPA DI PORTA SIOU INTRA DE IN BORDEO LA FREMA DI BORDEO MA TROUVATE TI MEN BELLO MA FA CALLA LI BRAILLE ET MA SUSSA L’OSEO Traduction : DESCEDANT DE VILLEFRANCHE POUR M’ACHETER UN CHAPEAU J’ME SUIS TROMPE DE PORTE, J’SUIS ENTRE DANS UN BORDEL LA FEMME DU BORDEL M’A TROUVE TELLEMENT BEAU M’A FAIT TOMBER LE PANTALON ET M’A SUCE L’OS. Le titre " BABY TOPLESS " est le délire fantasmatique d'un homme amoureux de sa poupée gonflable... Le titre " PLUS JAMAIS CA ": En hommage à LUCIEN MORISSE qui avait craqué sur la 1ére version " PARDON POUR BUCHENWALD " (Lucien Morisse avait donné l’ordre aux animateurs de la Radio, de réciter le texte avant chaque passage de l’œuvre). JPM : " Je garde toujours ce titre à la mémoire de LUCIEN MORISSE qui s’est malheureusement suicidé. " Le titre " DALI COURT ": Hommage au maître DALI ! JPM : " Ayant vécu domicilié à Vallauris pendant 3 ans (territoire de Dali) j’avais craqué sur le talent de DALI et j’ai voulu aussitôt faire une musique avec l’imitation de sa voix, qui avait à l’époque beaucoup plu aux gens du territoire. " Le titre " SALUT L'AMI ": Profondément marqué par la mort prématurée de son ami et compagnon de délire Gérard Jaquemus, JPM avait composé ce titre et l'a intégré dans cet album. Musiques Orientales - Salim HALALI
ITALIE - LES ROCKETS Rockets - "APACHE" - 1976
Rockets - "Futur Woman" - 1977
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![]() Extrait d’une interview qu’il a donné à une journaliste Canadienne à l’occasion de la réédition de certaines de ses œuvres par « Mucho Gusto » : JPM : J’ai rencontré la première fois LUCIEN MORISSE suite à l’écoute qu’il avait fait sur « Buchenwald » et qu’il m’avait convoqué dans son bureau d’EUROPE 1 disques AZ et ce jour là il m’avait exprimé son émotion sur cette œuvre et il me proposait de travailler dans ses studios, j’ai réalisé d’autres titres, mais comme j’avais prévu de partir en Argentine à Buenos Aires et ensuite en Italie, chose que j’ai accompli et je suis revenu en France à son décès dont je n’oublierai jamais sa personnalité et sa bonté à mon égard. " PARDON POUR BUCHENWALD " est la première version réalisée, j'ai par la suite composé " PLUS JAMAIS CA " en mémoire à LUCIEN MORISSE. (JP Massiera 12/09/06)
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De son vrai nom Gérard Jacquemus, Jack Regard, musicien bassiste, originaire de Mallemort dans les Bouches du Rhône, connu la gloire avec le groupe de rock français mythique Les Chats Sauvages.
Jack Regard fut l'un des premiers bassistes français à utiliser la fameuse Fender Precision Bass apparue en Europe avec The Shadows. Après la séparation des Chats Sauvages en Août 1964, il remonta avec son ami JP Massiera, un groupe nommé " Les Chats Renaissance " (1972-73). Il est décédé en 1974 à l'âge 31 ans, des suites d'une anesthésie dans une intervention chirurgicale au cœur, en laissant une fille et une épouse. JPM fut particulièrement touché par cette subite disparition et composa "Adieu l'Ami" en son hommage.
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