Jean-Pierre Massiera a commencé à jouer de la guitare à Cordoba, en Argentine alors qu’il est âgé d’une dizaine d’année. Ses influences du moment : Los Indios & Los Gauchos
Il est âgé de 13 ans lorsqu’il quitte Buenos Aires en Argentine pour revenir dans sa ville natale, Nice. C’est à ce moment là, qu’il s’intéresse au Rock’n’ Roll naissant. Son professeur de musique, lui dit un jour « Si tu as un problème, prends ta guitare et la musique te sauvera »… ce qu’il fit dès son arrivée en France. Il se joint à plusieurs orchestres à la mode, en faisant valoir ses talents de guitariste. Au début des années 60, la côte d’Azur n’échappe pas à la vague yéyé.
LES MILORDS LES DEBUTS : Le groupe se produisait dans une petite boîte de Nice, située dans le quartier où résidait Malaussena, « Le Crazy Horse ». Tous les week-ends, de jeunes talents venaient s’y essayer. Puis ce fut les concerts du vieux Colombier, en première partie de Vince Taylor qui connut un vif succès. Par la suite, le groupe a joué au casino de Massena. Consécration et premier contrat : Le 24 Janvier 1964, Les Milords remportent le premier prix, patronné par les Parfums Coty, du Tremplin du Golf Drouot. Malheureusement, le jeune Chanave n’a pas pu participer à l’évènement à cause de son âge.
Dans la salle, se trouvait Eddy Mitchell et un directeur artistique de chez Vogue. Eddy cherchait des accompagnateurs et Les Milords ont passé une audition à Villetaneuse. Quelques jours plus tard, ils signaient un contrat chez vogue et enregistraient leur premier disque.
Le groupe connut une belle ascension et participa à la tournée du Golf Drouot sous un chapiteau, durant l’été 1964. Au même programme participaient Les Jumelles, Michèle Torr, Les Guitares Sèches, Les Dauphins, ainsi que les Missiles et Evy. C’est à cette occasion que Jean-Pierre Massiera rencontra Michèle Torr, qu’il accompagna souvent sur scène. ![]() Voir l'article Les Milords avaient acquis une telle expérience au fil des nombreux concerts, qu’on leur demandait souvent d’accompagner d’autres chanteurs. Ils ont donc joué avec Eric Charden, Michel Mallory, Michèle Torr, Albert Raisner, Michel Page, Jacques Monty et Gérard Brent, que le groupe a accompagné pendant quelques temps et qui est devenu le meilleur ami de JPM.. Plus de quarante ans après, ils se fréquentent toujours et se remémorent avec plaisir ces années de « délires » et de créativité. ![]() LES MONEGASQUES Fin 1964, Les Milords cédèrent la place au nouveau groupe de Jean-Pierre Massiera, Les Monégasques (voir article) (nom suggéré par Radio Monté carlo). Un contrat fut signé avec Pathé Marconi, et le groupe fut placé sous la direction de Kean Lean, qui produisait à l’époque le groupe suisse Les Volcans. 4 titres furent enregistrés : Golf Drouot Story, Psychose, Flirt avec le vent et Tout plus un sourire. Psychose : Morceau inquiétant, où JPM dévoile sa (mal)saine attirance pour le « scream » et les films d’horreur de série Z. Sur scène, Les Monégasques interprètent en plus de leur répertoire, Le vol du bourdon, Maria Helena, Souffle Sauvage, Dark eyes… ![]()
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Le vol du bourdon : Les Shadows, impressionnés par le jeu de guitare de JPM au casino de Nice, le surnommèrent « Luky luke, l’homme qui joue plus vite que son ombre ». Les Spotnicks, également présent un soir au casino de Nice, furent très admiratifs de la rapidité du jeu de Massiera. En 1965, les Monégasques sont emportés par la vague Beatles. Massiera est embauché comme guitariste par la chanteuse Michèle Torr et accompagne le temps d’une tournée la jeune étoile de variété Claude François. Mais les studios l’attirent plus que la scène. En 1967 il fonde le Studio d’Enregistrement Méditerranéen (SEM), 200 mètres carrés de surface au 1 rue Cagnoli. Son premier studio se fait vite une excellente réputation. Entre les sessions officielles pour des artistes de pop ou de rock (La Turbie Pyrhannienne des PYRANHAS), Jean-Pierre expérimente pour lui-même. Avec son équipe de musicos, dont le jeune André Ceccarelli aux drums, il manipule la réverbe, la compression, l’effet fairlight. Ses premiers délires sonores donnent naissance aux MALEDICTUS SOUND, un disque d’easy listening psychotique qui annonce tout l’art de Jean-Pierre Massiera : Effets sonores weird, ambiances de terreur, humour noir…
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